“Je n’aime pas les photos de moi : comprendre ce blocage et apprendre à changer ce regard.”
“Je ne suis pas photogénique”, “je me trouve horrible en photo”… ce sont des phrases que j’entends très régulièrement…
Dans cet article, j’ai envie de vous expliquer pourquoi vous ressentez ça.
Trois éléments principaux : le regard que l’on se porte qui est rarement objectif et bienveillant, la représentation que l’on a de nous et la qualité de la photo.
POURQUOI ON SE TROUVE MOINS BIEN EN PHOTO ?
la qualité de la photo
Nous avons toutes une représentation visuelle de nous, de notre visage. Lorsque l’on voit une photo de nous qui ne correspond pas à cette représentation, cela crée une dissonance et on se dit “c’est pas moi”.
Le problème c’est la manière dont la photo est prise. On a toute été photographiée au moins une fois lors d’une fête de famille par le tonton passionné de photo mais qui n’est pas très doué. Entre le déclenchement fait au mauvais moment, la lumière médiocre, le cadrage aléatoire, rien n’est fait pour nous mettre en valeur. Et quand on nous demande de regarder l’objectif c’est encore pire |tête figée bonjour|. Si tu n’as eu que ce genre d’expérience niveau photo, c’est tout à fait normal que tu n’aimes pas l’exercice puisque tu te dis que le résultat sera forcément décevant. Je te rassure, ces photos ne représentent en rien qui tu es et ce que tu dégages dans la vraie vie 😊
En tant que professionnelle de la photo, je suis là pour que ce scénario ne se produise jamais. Cela passe par l’instauration d’un climat de confiance, où on prend le temps, on avance à ton rythme, une gestion de la lumière, des poses valorisantes, des cadrages adaptés etc.
Donc avant d’apporter un regard critique sur ta propre personne, commence par te demander si la photo te met vraiment en valeur.
l’habitude du miroir
On a l’habitude de se voir dans un miroir ou quand on fait un selfie et donc en vision “inversée”. La photo, quant à elle ne produit pas cet effet et elle nous montre tel que les autres nous voient dans la vraie vie. Cela crée encore un décalage et ce n’est pas une question d’esthétique mais encore une fois d’habitude.
Comme aucun visage n’est parfaitement symétrique, cette différence crée une sensation d’étrangeté.
Quand tu te regardes dans un miroir, ton image est inversée gauche-droite.
Ton œil droit devient ton œil gauche
Ta mèche change de côté
Tes asymétries changent de place
Il existe un phénomène psychologique appelé : Effet de simple exposition. On préfère instinctivement ce qu’on voit souvent. Tu es exposée à ta version miroir tous les jours. Tu es rarement exposée à ta version “réelle”.
Donc tu préfères inconsciemment la version miroir. Ce n’est pas une question de beauté. C’est une question de familiarité.
J’ai fait un exemple avec deux selfies pris avec mon téléphone. J’ai juste modifié les paramètres.
A gauche, la version non inversée et à droite la version miroir. Je suis beaucoup plus à l’aise avec cette vision de moi car bien plus habituée.
le regard critique que l’on porte sur soi
Quand j’arrive en prestation et que je rencontre ma cliente, je la vois dans sa globalité. Je vois sa lumière, son énergie, son regard, ses postures, sa “communication non verbale” etc. Or nous, quand on se regarde dans le miroir ou sur une photo, on porte toute notre attention sur nos défauts (et la plupart du temps, il n’y a que nous qui les voyons ^^).
On ne peut pas s’aimer du jour au lendemain en un claquement de doigts.
Mais souvent, ce sont les expériences qui nous permettent d’être plus douce avec le regard que l’on se porte.
Un moment où l’on accepte d’être accompagnée, guidée, regardée avec douceur. C’est là que l’image peut devenir un outil de réconciliation plutôt qu’un déclencheur de critique.
La vérité, c’est que je n’ai jamais rencontré une femme qui n’était pas photogénique.
J’ai rencontré des femmes tendues. Des femmes qui doutaient. Des femmes qui avaient appris à se cacher. Mais jamais une femme sans lumière.
J’accompagne des femmes dans la Manche qui pensent ne pas être photogéniques… jusqu’au jour où elles se découvrent autrement, avec plus de douceur et parfois même avec fierté.
Si cette réflexion résonne en toi, il est possible d’en parler simplement. Sans pression. Juste pour comprendre ce qui te freine aujourd’hui.